autoproduction : vivre de sa musique, ses chansons...

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Seule l'autoproduction permet l'indépendance donc l'impertinence ?

Autoproduction
La chanson indépendante en Europe


Le groupe OSFUB est le lauréat 2010 du prix de l'album autoproduit avec leur album la désherénce...
Rencontre avec Eric Lemaire
l'auteur et chanteur
osfub photo du groupe Eric Lemaire
pochette la désherénce.jpg osfub photo du groupe

autoproduction.eu : - OSFUB étant un groupe de 6... présentation générale ?

Eric Lemaire : - Le groupe OSFUB est composé d’une famille de 3 musiciens et de 3 techniciens : sur scène, nous avons Jean-Marie Bergey aux percussions, Hervé Gasciolli aux claviers (piano, rhodes, accordéon) et Eric Lemaire (voix, guitares). Aux consoles, Ali Laouamen (ou Drazan Kuvac) gère le son, et Lionel Puddu nous met en lumières.

- Vous ?

Je m’appelle Eric Lemaire. Je fais partie du groupe OSFUB dont je suis l’auteur.

autoproduction.eu : - Votre vie avant d'être membre d'OSFUB ?

Eric Lemaire : - Comme tous les musiciens, avant OSFUB, j’ai participé à de nombreuses formations rock et chanson. C’est compliqué de trouver les frangins qui vont passer une bonne partie de leur vie à faire de la musique avec vous !!! Il faut trouver un équilibre dans les compositions des chansons, un projet artistique commun, et en plus s’entendre assez bien pour traverser toutes les galères inhérentes à la vie d’artiste.

- Vos premiers concerts ?

L’un des premiers concerts d’OSFUB a aussi été l’une de ses meilleures surprises : nous avons participé au Festival Avec le temps à Marseille, et nous avons remporté le Prix Léo Ferré d’Ecriture. Pour nous, ça a été le réel démarrage du groupe : nous avons pu enregistrer un 4 titres (Ché Morice ), et commencer à tourner dans la région. Ceux sont alors enchaînés les concerts en France, puis en Allemagne et en Suisse.



- Pourquoi « OSFUB » ?

Au début, le groupe s’appelait « On s’fait une bouffe » : cela collait bien à l’univers musical du premier et du deuxième album. En concert, nous avions une terrasse du bar « Chez Maurice », et le répertoire très « chanson française » racontait des histoires de vie dans un quartier imaginaire. Et puis, tout doucement, notre musique s’est affranchie des codes de la chanson française pour venir se frotter au rock et à l’électro. Du coup, le nom du groupe reflétait moins cette nouvelle couleur musicale. OSFUB, les initiales de « On s’fait une bouffe », ça nous paraissait assez énigmatique pour changer dans la continuité !!!

- Comment qualifier la musique d'OSFUB ?

Là, je ne suis pas le mieux placé pour répondre !! En tout cas, elle a des racines rock, c’est sur. Mais on adore les mélanges, les expériences, et on ne se donne aucune contrainte au départ. Au fur et à mesure, la musique et les mots viennent se frotter, se mélanger, se répondre, et l’alchimie se fait... Après, on passe du temps à peaufiner les arrangements, à ciseler chaque intervention : quand vous êtes 3 sur scène, il faut que chaque note trouve sa vibration dans l’ensemble.

- Ambition artistique ?

Continuer à explorer toute la beauté et la richesse des harmonies, à travailler les textes. Vraiment, on a ce côté artisan à apprendre un savoir-faire, un métier manuel. Et puis la liberté de l’artiste qui nous permet de ne pas avoir de barrières...

- Vous vivez de la musique ?

On en survie. On a monté tout notre projet autour d’une association « A Rebrousse poil » qui « gère » le groupe : l’argent de nos contrats rentrent sur le compte de l’association, qui le ressort soit en cachets, soit en salaire, soit en achat de matériel... C’est également ARPP qui produit les albums du groupe et en assure la promotion.

- Monter sur scène, c'est d’abord pour soi ? Pour se connaître ?

Au tout début, je n’étais pas tellement pressé de monter sur scène, étant plutôt timide. Et puis les répétitions s’enchaînent, les copains viennent écouter, et les premiers concerts arrivent, avec la peur au ventre. Aujourd’hui, après tant de concerts, j’ai toujours cette peur qui me revient, et qui me sert de moteur, scène après scène. Je ne suis pas sûr d’être monté sur scène pour me connaître : je suis monté sur scène pour faire connaître ma musique et mes textes, mais c’est maintenant un plaisir dont j’aurais du mal à me passer !!!

- Vous êtes l'auteur, peut-on comprendre votre vie dans vos chansons ?

Faire de la musique, c’est en soi une vie : ma vie, celles des frangins, celles de nos compagnes et amis suivent le rythme des répétitions, des albums, des concerts. Tout le monde s’y investit à différents niveaux au moment des succès, ou dans les périodes de galères. Tout ça rejaillit sur les textes, mais qu’on ne s’y trompe pas : je suis plutôt joyeux dans la vie, alors que mes textes sont plus sombres.

- Etes-vous d'abord AUTEUR ou CHANTEUR ? Ou cette distinction n'a pas lieu d'être, les deux étant naturels ?

Pour moi, elle était naturel : je n’aurais pas chanté les textes d’un autre. Hervé, le pianiste, a écrit certaines chansons des albums précédents : certaines correspondaient à ma façon de chanter, je les ai gardées telles quelles. D’autres, dont l’écriture était trop éloignée de la mienne, ont été complètement revisitées. Ce n’est pas une question d’ego : c’est juste que je ne serais pas naturel pour les chanter.

- Vos textes ont UN SENS... vous avez un message général à faire passer ?

On se méfie comme de la peste des « slogans », des raccourcis. J’essaie de faire passer une vision du monde sans jugement, ni conseils, en tentant toujours de donner une alternative au point de vue qu’on nous martèle à longueur de journée à la télévision, ou dans la presse. Oui, il y a de l’amertume quand on voit la façon dont on s’occupe des pauvres gens. Oui, il y a de la colère quand on voit le sort des sans-papiers. Oui, il y a une part d’utopie pour laquelle il faut continuer à se battre, tous les jours dans le quotidien, une utopie de respect de l’être humain, de tendresse, de solidarité.

- Pourquoi l'autoproduction ?

Parce que si on n’avait attendu qu’un producteur nous mette la main sur l’épaule en nous disant « Allez coco, on tient un tube là », on en serait toujours à écrire notre premier morceau !! Plus sérieusement, nous sommes très attaché à notre liberté de créer, de faire des choix, tant au niveau artistique que de l’organisation générale. L’autoproduction permet de construire tout doucement les outils de cette liberté. Nous avons eu des co-producteurs sur nos albums, comme DBC Records (Suisse), qui sont des gens motivés pour que notre projet artistique se développe, mais qui n’interviennent pas sur nos choix.

Suite interview Eric Lemaire


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Votre commentaire...

-- du 27 aout 2016 à 11 : 32
par PAUL : Oui peut-etre que seule l'autoproduction permet l'impertinence mais qui le sait alors que même youtube est contrôlé par la sous-pensée ?